Erste est un blog collectif et passionné, vitrine où ses différents auteurs auront la possibilité de partager projets, créations, critiques et surtout leurs passions. Depuis 2012 et le départ de Tegle, ERSTE est devenu le terrain de jeu principal d'Ersaishania et de ses nombreuses collections. Collections présentées dans la joie et la bonne humeur ! N'hésitez pas à commenter !
Souvenez-vous. La dernière fois, nous inaugurions une nouvelle rubrique sur Erste. Une rubrique de figurines qui ont de la gueule et qui permettent d'avoir un petit quelque chose de vos œuvres cinématographiques/vidéo-ludiques favorites sur vos étagères.
Et la semaine dernière, j'avais promis de faire des vidéos des reviews, qui ne sont pas encore là. Elles le seront. Mais la semaine dernière, surtout, j'avais fais la critique détaillée et illustrée de Elizabeth Comstock, de Bioshock Infinite. J'avais d'ailleurs inaugurer la serie 1 tirée du jeu, et je m'apprête à la conclure aujourd'hui. Souvenez-vous... Il y avait deux figurines dans la série. L'une était populaire, l'autre pas assez. Mais pour avoir Elizabeth, cette seconde figurine servait de compromis, de garantie, de deal inavouable. Voici venu le temps... du Boys of Silence!
a.k.a Cloche-man ou Klaxon-man.
Bon, je l'avoue, je suis dur avec Boys of Silence. Il n'a pas vraiment mérité son impopularité. Il n'a pas décidé de lui-même de devenir une figurine. C'est NECA qui s'est dit, dans leurs ateliers, « bon, il faut une seconde figurine pour accompagner Elizabeth. Qui est-ce qu'on pourrait mettre ? » « Booker DeWitt ? » « Non, c'est le héros, c'est nul ça. » « Et pourquoi pas ce méchant qu'on voit partout sur les images promotionnelles ? » « Pas mal ! On l'fait, en plus ça pourra faire des dioramas flippants. ». Ouais, bon, d'accord, sauf qu'à l'époque où les figurines ont été développées, en même temps que le jeu donc (je vous le rappelle rapidement), les Boys of Silence avaient visiblement un rôle beaucoup plus importants que dans le montage final, où on ne les voit que pendant un seul niveau. Comble de l'ironie, Elizabeth n'a même pas l'occasion de les croiser (pour des raisons que vous découvrirez dans le jeu si vous n'y avez pas encore joué). Alors, pour les dioramas flippants, c'est loupé.
Donc peut être que la figurine de BoS a eu une certaine popularité avant la sortie du jeu, mais après, je vois pas trop comment un mec peut se dire « Elizabeth est un personnage super cool, mais il me faut absolument Boys of Silence aussi ! ». Ou alors, le gars est un fan hardcore de la série Bioshocket il a déjà acheté tous les modèles précédents édités par NECA des deux derniers jeux, avec au moins chaque Splicer et chaque Big Daddy en double pour faire un super-diorama de Rapture dans son aquarium -et encore, Infinitene se passe même pas à Rapture. Sinon, je ne trouve pas d'autres excuses pour acheter de son propre chef BoS. Et il y a, à côté, les comme moi, qui, pour posséder Elizabeth, devaient aussi accepter d'adopter la bête.
Non pas que BoS soit moche ni rien (bon, si, il est moche, mais aussi moche qu'un espèce de mutant-lobotomisé monstrueux déglingué fidèle à l'esprit de la saga peut l'être), mais il semble tellement pas prioritaire maintenant qu'on a le jeu en main. Je veux dire, on n'est même pas obligé de les tuer (de toutes façons on ne peut pas, mais on peut les éviter). C'est à dire que, pour résumer, un joueur peut « très facilement » faire son chemin dans le niveau sans même regarder directement le bonhomme. C'est dire si une figurine de BoS ne semblait pas indispensable. Et donc, je me retrouve avec BoS sur les bras alors qu'à la base, je n'en voulais pas vraiment. C'est peut être également pour ça que je suis un peu dur avec, que je me moque assez facilement : je ne le désirais pas forcément.
Pour être honnête, je me demandais si je n'allais pas le revendre. Et puis j'ai réfléchi. Je me suis dit que peut être, comme dans Toy Story, BoS voyait sa copine Elizabeth être aimée alors que lui étouffait, encore dans sa boîte, pas déballé. Et j'ai eu mauvaise conscience. Je me suis dit que même si il était moche et ne servait à rien dans le jeu, c'était une figurine qui méritait elle aussi d'être aimée. Que je le veuille ou non, je l'avais acheté, elle était à moi, et je ne pouvais pas me résoudre à m'en débarrasser. C'est comme un gosse : tu ne le voulais pas forcément, mais une fois que tu l'as, tu ne peux pas te résoudre à l'abandonner. Il fait partie de toi. Ben là, c'est pareil.
Maintenant que je l'ai rendu sympathique et attendrissant, ce BoS, je vais pouvoir me re-foutre de sa gueule tranquillement.
Parce que, bon, esthétiquement, BoS, il ressemble à rien. Si seulement il était impressionnant ou charismatique, pourquoi pas, mais là, c'est un klaxon de vélo sur uniforme d'écolier trop court. Pas franchement le genre de truc que tu exhibes fièrement sur ton étagère. C'est un peu comme ces statuettes représentant des fées aux ailes en verre à paillettes que nous offrent nos tantes ou nos voisins : l'intention est là, mais ça finit caché derrière un cadre photo ou derrière une télé. BoS, c'est ça : c'est la figurine qu'on a le droit d'aimer, mais qu'on a un peu honte d'afficher à la vue de tous. Il faut avouer qu'avec son klaxon massif en guise de tête, ça peut paraître ridicule pour les non-initiés. En fait, on se demande pourquoi NECA n'a pas fait Elizabeth et Booker en serie 1 et sortir Songbird pour la serie 2. M'enfin.
Donc à l'instar de Elizabeth, BoS a été développé en parallèle du jeu pour sortir en même temps que ce dernier. Le design de la « chose » n'ayant pas trop évolué, la figurine est assez fidèle à son modèle in-game. Et d'aspect général, on a la surprise de constater qu'il est assez massif, surtout comparé à la frêle Elizabeth (peut être aux alentours de 20 cm). Plus massif que n'importe quelle autre de mes figurines NECA, en fait. Et tout comme sa collègue de la serie 1, BoS est vendu sans accessoire. Concernant la boîte, identique à celle de Elizabeth, je vous renvoie donc à la review précédente, ce qui vous permettra de la lire si ce n'est pas encore fait ( Elizabeth, in "Bioshock Infinite serie 1", NECA (2013) ). Là, évidemment, seul change le texte à l'arrière de la boite, qui nous permet d'en savoir un peu plus sur les origines de Tête de klaxon. Utile dans la mesure où on ne le sait pas forcément dans le jeu (je reste évasif car je n'ai pas réussir à trouver tous les Voxophones.). Le tout accompagné d'une petite comptine pour enfant assez glauque, un peu comme celle dans les Griffes de la Nuit. Sinon, les artisans à remercier ici sont Randy Falk pour le Product Development, Alex Heinke pour la sculpture, Jon Wardell et Geoffrey Trapp pour la peinture, Chris Longo pour le packaging et Stephen Mazurek pour la photographie.
La review détaillée de BoS sera beaucoup plus rapide que celle de Elizabeth. Déjà, il n'a pas de visage, donc on a moins besoin de s'attarder sur les détails et les comparaisons avec les visages pré-existants. Surtout que globalement, là-encore, la figurine est exécutée d'une main de maître, détaillée comme on l'attend. La tête est donc la partie la plus massive de la figurine, c'est elle qui lui confère sa taille (le gros klaxon ne serait pas là, elle serait d'une taille relativement égale à une figurine normale). La peinture métallique du casque/klaxon/ce que vous voulez est magnifique, brillante et dorée, mais parsemée ici et là de peinture plus claire comme si ça avait commencé à s'abîmer avec le temps, voir même à rouiller (mais là, du coup, les peintures auraient dû être plus rouges). Une sorte de bouche mécanique peut s'ouvrir. C'est de là que sort le raie de lumière dans le jeu, ainsi que la lumière verte, jaune et rouge de vigilance (même principe que pour Songbird ou les Big Daddies). Petit détail sympathique, même si il n'y évidemment pas d'effets de lumières sur la figurine. Sinon, au niveau du « visage », pas grand chose à dire, vu qu'il n'en a pas. La sculpture est lisse et belle, les deux klaxons bien assemblés. Une collerette, elle aussi bien détaillées, et attachée au casque par des vis, joignant l'utile à l'esthétique. Comme pour Elizabeth, les plis du tissus sont renforcés pas une peinture plus sombre. Notons la présence d'un cadenas, indépendant du reste de la collerette, qui permet de verrouiller le casque (dans le jeu, évidemment).
Le travail de peinture sur BoS est d'ailleurs assez chouette, c'est rien de le surligner. Que ce soit les plis des vêtements, les tâches de peintures/gras/je ne sais pas quoi qui jonchent la veste et le pantalon, ainsi que les mains dégueulasses depuis des années, on peut dire qu'à défaut d'être indispensable, BoS bénéficie d'un paint job de première qualité. De même pour la sculpture : les plis, les coutures, les boutons sont tous très bons, avec des détails rigolos portés à la longueur des chaussettes.
Question équilibre et articulations, je vais bien avoir du mal à en parler, vu qu'en définitive, je n'ai pas déballé la figurine, je me laisse encore le temps de la réflexion. On voit néanmoins clairement une articulation au niveau de la fonctions des jambes et du bassin, qui doit permettre un mouvement de la droite vers la gauche (pour les écarter, quoi, en somme). Les articulations des bras, elles, semblent assez similaires à celles de Elizabeth. Pour le reste (tête, genoux et pieds), j'aurais bien du mal à dire, même si il semble y avoir une articulation cachée au niveau de la fin de la jambe du pantalon et du genoux. On peut également dire qu'en général, les articulations de BoS ne sont pas vraiment esthétiques (en particulier au niveau des jambes et des coudes).
Pour finir, on peut dire sans aucun doute que contrairement à Elizabeth, BoS bénéficie d'une ressemblance précise et fidèle à son modèle in-game, mais ça paraît normal et logique vu l'absence de visage de BoS. Je pense d'ailleurs qu'il est plus aisé d'être fidèle à un monstre qu'à un personnage humain au visage bien défini. C'était la minute Captain Obvious. Concernant l'équilibre, et là ce n'est que pure spéculation, vu l'aspect massif de la tête, je doute qu'il soit aisé de le faire tenir sur ses pieds.
Ainsi, review beaucoup plus courte et bancale (désolé) que celle de Elizabeth, mais c'est parce qu'il y avait une partialité plus ou moins consciente. Entre le fait que je ne désirais que sa collègue et pas BoS et son caractère tout à fait dispensable, j'avais tendance à être beaucoup plus sévère avec lui que je ne l'aurais été si j'avais voulu la figurine. Déjà, dans ce cas là, je l'aurais déballé. Et j'ai aussi The Last of Us a finir. Donc ce que je peux en dire c'est que malgré ces gros points noirs susnommés, ça reste une belle figurine dans son exécution et sa finition.
Les plus:
-Belle réalisation
-Imposante
-Toujours ce sens des détails propres à NECA.
Les moins:
-Dispensable
-Pas vraiment beau et iconique
-Klaxon sur patte
-Articulations (trop) visibles
Désolé pour cette courte review, ce n'est pas ma meilleure, mais il y en aura d'autres: des bonnes et des moins bonnes. En attendant, n'oubliez pas de foncer lire la review de Elizabeth, qui est d'un autre niveau. Et priez pour que j'ai fini The Last of Us d'ici la prochaine.
La semaine prochaine, techniquement, on entame une nouvelle série, et je pense très fortement qu'il s'agira de la série Aliens qui mêlera du NECA et du McFarlane ! Alors, à la semaine prochaine !